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2013


 

Théâtre, jazz et gastronomie. Plantation de roses au jardin de la Léonardsau. Conférence d'Hervé DOUCET "Art et Industrie". Flashcode en service.

Infos annuelles

 

15 juin : Soirée théatre

Le Visiteur d'Eric-Emmanuel SCHMITT joué par la Compagnie Sac à Puces d'Aubure de M-P. GAY. Ouverture en musique de jazz par le sextet vocal COOLMIX. Restauration du BISTRO DES SAVEURS d'Obernai.

 

Vente de GRÈS DES VOSGES, friandise de Michel GROSS, chocolatier d'Obernai.
Lithographie de Charles SPINDLER et livre de P. HAMM  sur Paul BRAUNAGEL gagnés par tirage au sort

 

 

14 et 15 septembre : Journées du Patrimoine

Inauguration de la nouvelle roseraie en présence de Bernard FISCHER, maire d'Obernai et de Guillaume d'ANDLAU, Président de Fondation Passions Alsace. Ouverture de la Marqueterie SPINDLER, entreprise du Patrimoine Vivant.

Visite du parc commentée par Thierry BURKARD, Président des Amis de la Léonardsau

 

29 septembre: Participation au Forum des Associations de Boersch

 

29 novembre: Assemblée Générale

Conférence d'Hervé DOUCET "Art et Industrie en période Art Nouveau" en salle Renaissance d'Obernai.

Et création par Ultimage d'un QR code à notre logo pour accéder directement à notre site...

 


 

 


 

 

Extrait musical du 15 juin par le Sextet vocal COOLMIX


Le Visiteur

Le samedi 15 juin 2013, l'Association des Amis de la Léonardsau et du Cercle de Saint-Léonard a organisé une soirée "Théâtre au jardin" au parc de la Léonardsau, rue Dietrich à Obernai. La Compagnie "SAC A PUCES" d'Aubure a interprété "Le Visiteur" d'Eric-Emmanuel SCHMITT, un des auteurs français contemporains les plus lus dans le monde.

 

L'auteur : Eric-Emmanuel SCHMITT

Eric-Emmanuel SCHMITT est né en 1960 à Lyon. Il est diplômé de l'Ecole Normale Supérieure de Paris et agrégé de philosophie.  Sa foi en Dieu se révèle au cours d'un voyage dans désert en Algérie. Son optimisme le rend populaire. En 2005, il écrit un ouvrage accompagné d'un CD "Ma vie avec Mozart" , hymne à la vie... Plusieurs de ses oeuvres ont été adaptées au cinéma. C'est avec sa pièce "Le Visiteur" qu'il s'impose en 1993 lui valant trois Prix Molière.


« ...J'en fus le premier surpris. Et je le demeure encore, quoique j'ai fini par rejoindre le groupe de ceux qui adorent Le Visiteur. J'avais écrit ce texte dans une grande solitude, selon une nécessité intérieure; je l'estimais si intime, si privé, si personnel, que je ne le pensais pas capable d'être apprécié par d'autres, que par des amis complaisants. Comment croire en Dieu aujourd'hui ? Comment croire encore en Dieu dans un monde où l'horreur le dispute à l'abominable, où la bombe extermine, où sévit comme jamais la discrimination raciale, où l'on invente des camps de rééducation ou d'extermination ? Bref, comment croire en Dieu à l'issue de ce XXe siècle si meurtrier? Comment croire en Dieu face au mal ? Ce problème porte un nom en philosophie : la théodicée (le procès de Dieu). Nous le faisons tous les jours, devant un enfant qui souffre, devant un grand amour qui nous est enlevé par une maladie, devant le fanatisme de ceux qui tuent au nom de leur Dieu, devant notre écran de télévision qui nous apporte les cris et les souffrances du monde....

Le succès fut une leçon d'humilité. Ce que j'avais jugé, présomptueusement, n'intéresser que moi, intéressait une multitude. En allant au cœur de moi-même, ce n'était pas moi-même que je découvrais, mais l'humain, l'humain universel. La sincérité est un humanisme. Douter, changer d'avis, passer de l'espoir au désespoir, ne pas savoir, ce n'est pas être faible, c'est être un homme. J'ai appris que chacun se retrouve dans les méandres du Visiteur ; les Juifs y voient une méditation hassidique, les chrétiens une pièce pascalienne sur le Dieu caché, les athées y reconnaissent le cri de leur détresse. Cela signifie aussi que chacun y écoute des positions qui ne sont pas les siennes. Qui que l'on soit, en écoutant la pièce, on fait l'épreuve de l'autre. Et cela surtout m'importe. Qui est le visiteur ? Dieu ou un fou ? Un songe de Freud ? La pièce n'est- elle que la méditation intérieure d'un vieil homme ?  Chacun le décidera avec sa liberté. Ma réponse n'a pas plus de valeur que celle d'un autre. On la détectera néanmoins dans le texte si l'on est très attentif. .. » E-E. Schmitt

 

L'Histoire

Sigmund Freud se trouve à Vienne dans  son appartement en 1938. Les prémices de la future seconde guerre mondiale sont là. L'Autriche est envahie par les Nazis. Les juifs commencent à être persécutés et déportés. Grâce à des soutiens de l'étranger dont la princesse Bonaparte, Freud peut partir avec sa famille en Angleterre. Déjà malade d'un cancer de la gorge, il hésite à signer le « papier ».

Par optimisme, Sigmund Freud ne veut pas encore partir; mais en ce soir là, la Gestapo emmène sa fille Anna, pour l’interroger. Freud, désespéré, reçoit alors une étrange visite. Un homme en frac, dandy léger, cynique, entre par la fenêtre ...Qui est-il ? Un fou ? Un magicien ? Un rêve de Freud ? Une projection de son inconscient ?Ou bien est-il vraiment celui qu’il prétend être : Dieu lui-même ?

 

Distribution

Alix Bettinger............................Anna Freud
Benoît Fiscus...........................Sigmund Freud
Claude Marchal.......................Le Visiteur
Philippe Naas..........................Le Nazi
Mise en scène et conception du décor:
Marie-Paule GAY
Assistant et affiche: Michel Hug
Recherche musicale: Claude Marchal
Installation lumière: Lucas Pfihl


 

 


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 29 NOVEMBRE

RAPPORT MORAL DU PRÉSIDENT Thierry BURKARD

Chers Amis,


Bienvenue à tous ! Nous remercions la municipalité d'Obernai d'avoir bien voulu, cette année, encore mettre à la disposition de notre Association sa belle salle Renaissance. Je salue la présence de M. Jacques Salsac, adjoint au Maire.


Nous aurons le privilège d'entendre tout à l'heure M. Hervé Doucet, maître de conférences en histoire de l'Art contemporain à l'Université de Strasbourg, sur le thème « Art Nouveau et Industrie », sujet particulièrement motivant pour ceux qui s'intéressent comme nous au mouvement artistique de l'Alsace à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.


Mais auparavant, nous devons nous livrer à un exercice plus austère : la tenue de notre Assemblée générale annuelle. Voici donc le traditionnel « rapport moral » du Président. Je tâcherai d'être bref, mais, en un mot, on peut dire que l'année a été bonne et le bilan positif.


C'est particulièrement vrai pour le parc de la Léonardsau. Tous les visiteurs constatent d'année en année l'embellissement du parc, malgré les difficultés qui peuvent surgir, comme récemment l'offensive d'un redoutable parasite, la pyrale du buis.


Pour notre Association, le moment culminant de l'année a été, le 14 septembre dernier, l'inauguration de la nouvelle roseraie. Pour vous rendre compte de cette belle manifestation, je ne peux mieux faire que de vous lire la lettre que m'a adressée, deux jours plus tard, M. Bernard Fischer, maire d'Obernai.
Cette lettre témoigne de la belle entente qui existe désormais entre notre Association et la Mairie d'Obernai, propriétaire du domaine, sans qui aucun projet ne pourrait aboutir. Merci donc au Maire et à toute l'équipe municipale.


Bien entendu, nous avons encore d'autres souhaits pour le parc, en plus des projets que le Maire a lui-même mentionnés dans sa lettre. Il s'agirait de restaurer les quatre statues anciennes qui ornent le théâtre de verdure dans le « jardin français ». Il faudrait aussi rétablir le mobilier en bois et la balustrade du « jardin italien ». Replanter les arbustes de l'ancien « jardin japonais » qui ne mérite plus guère son nom. Et enfin - projet auquel je suis personnellement très attaché, mais qui est certainement coûteux – remettre en état les canalisations souterraines qui alimentaient les bassins, les fontaines et les ruisseaux. Le parc ne retrouvera toute sa splendeur que lorsque l'eau y sera, comme autrefois, partout présente.


Nous avons également été sensibles à un projet qui nous a été présenté par les élèves du Lycée agricole d'Erstein : créer un sentier artistique. Pourquoi pas, à condition de ne pas altérer l'ordonnance du parc dessiné par Édouard André ?  pourquoi pas dans ce qui reste de l'ancien « jardin à l'anglaise » qui s'étend sur plusieurs hectares ?


Le parc a été, comme les années précédentes, le cadre de plusieurs belles manifestations. Nous avons organisé notre grande fête conviviale du Printemps, le 15 juin, avec un public toujours plus nombreux - cinq cents personnes – et une innovation marquante puisque, au lieu de nos traditionnelles séances de cinéma en plein air, nous avons fait appel cette année à une troupe de théâtre, le « Sac à Puces » d'Aubure, qui a présenté avec un beau succès « le Visiteur », une pièce de l'auteur contemporain Éric-Emmanuel Schmitt.


Le 28 juillet, nous nous étions associés à l'organisation du Festival de Musique d'Obernai. Malheureusement, le temps n'a pas permis que ce concert ait lieu en plein air dans le parc, comme les années précédentes.


Pour les Journées nationales du Patrimoine, le 14 et le 15 septembre 2013, nous avons comme chaque année proposé au public une visite-conférence du parc de la Léonardsau, suivie le samedi 14 d'une visite à la marqueterie Spindler. Le temps était favorable, et nous avons compté plus de cent participants le samedi 14 et un peu moins le dimanche 15.


Un peu plus tard, le 21 septembre, j'ai accueilli à la Léonardsau le « Cercle de Stotzheim », fondé par Raymond d'Andlau et qui rassemble des représentants de vieilles familles aristocratiques des deux côtés du Rhin. Nous étions environ quatre-vingts, autant de Français que d'Allemands, et j'ai fait la visite-conférence dans les deux langues.


Le 29 septembre, nous avons participé à Boersch au Forum des Associations.
Vous constatez que je vous parle beaucoup du parc, mais pas de la rénovation du château. De ce côté, les chose n'avancent pas. Le Maire se préoccupe toujours de trouver à ce remarquable bâtiment historique ce qu'il appelle une « destination pérenne », mais, depuis l'échec du projet Lohr, aucun mécène ou investisseur ne se manifeste.

Ne perdons pas espoir : la Ville a réussi à trouver un repreneur pour le château de Hell, qui était un autre élément du patrimoine obernois dont le sort était incertain depuis plusieurs années.
Venons-en maintenant au deuxième volet des activités de notre Association, le travail de recherche, de documentation et d'information sur le « Cercle de Saint-Léonard », ce mouvement artistique alsacien né au tournant du XIXe et du XXe siècle autour des personnalités de Charles Spindler et d'Anselme Laugel, et qui a été si longtemps et est encore méconnu.


L'année 2013 a été marquée par les différentes présentations du film d'Alexis Metzinger L'invention de l'Alsace, diffusé notamment par France 3 Alsace.


Mais le travail essentiel figure sur le site Internet de l'Association, animé par Marie-Christine Jung avec le concours technique de la société Actimage. Je vous invite à vous référer régulièrement à ce site. Il contient maintenant vingt-trois fiches biographiques sur les artistes et les personnalités liées au Cercle de  Saint-Léonard. Je vous avais donné l'année dernière la liste de ces noms auxquels il faut ajouter maintenant les fiches suivantes :

  • Paul Braunagel, dessinateur, caricaturiste, humoriste, illustrateur, graveur, peintre animalier
  • Robert Forrer, archéologue, écrivain, antiquaire
  • Les frères Mathis, poètes dialectaux
  • Georges Rittleng, peintre, dessinateur et graveur


Je voudrais aussi vous signaler un ouvrage récent sur le grand sculpteur Alfred Marzolff, le « Rodin alsacien », paru aux éditions BLURB. Il est dû à Mme Lore Valéry, petite-nièce de l'artiste, s'inspirant du mémoire d'histoire de l'Art d'Audrey Dufournet de 1997. Mme Valéry présentera cet ouvrage à Strasbourg, dans la salle paroissiale de Saint-Thomas, 11 rue Martin Luther, le mardi 17 décembre à 14h 30. Je vous invite à venir nombreux à cette conférence, pour laquelle Mme Valéry viendra spécialement du Midi de la France.


Le site de notre Association attire votre attention sur plusieurs autres livres récents, qui pourraient vous donner des idées en cette période de préparation des fêtes de fin d'année :

  • La question d'Alsace, ouvrage de Fernand de Dartein, paru en 1889 sous le pseudonyme de Jean Heimweh et qui vient d'être réédité aux Éditions du Linteau.
  • Art et Industrie XVIIIe-XXIe siècle (Éditions A. et J. Picard), en rapport direct avec la conférence de ce soir
  • Paul BRAUNAGEL (1873-1954), l'artiste strasbourgeois de la Belle Époque alsacienne, hommage de Patrick Hamm à cet artiste du cercle de Saint-Léonard, cousin de Charles Spindler,
  • Les ALSACIENS – une région dans la tourmente (1870-1950), publié par l'historien Charles Muller et le journaliste Christophe Weber aux éditions Les Arènes
  • René HETZEL, Carnet de croquis, par Emmanuel Honegger (Éditions Le Verger)
  • Sept siècles de façades à Strasbourg, d'Élisabeth Loeb-Cassagne (ID Édition).

 

 


Je voudrais maintenant donner la parole au Dr Frank Jung, qui va vous présenter le rapport financier de notre Association. Mais, avant de lui céder la place, je tiens à rendre hommage au travail que Frank accomplit. C'est grâce à son action et à sa persévérance, à sa maîtrise des réseaux sur Internet, que notre Association a pu développer son audience. C'est grâce à lui que nous sommes rassemblés ce soir. Merci, cher Frank.

BILAN FINANCIER 2012/2013 par Frank JUNG

Les comptes de l’exercice 2013 couvrent la période du 1er novembre 2012 au 31 octobre 2013.

 

RECETTES

Total = 7 672,68 €

 

COTISATIONS

Nous comptons 199 membres actifs à jour de leur cotisation (230 en 2012 mais 161 en 2011)
Avec 15 membres donateurs (dont un don exceptionnel de 2 000 € de la Fondation Passions Alsace) et la subvention de la ville de Bœrsch, nous avons encaissé cette année en cotisations, subventions et dons un total de 5 822. - € (4 903 € en 2012)

 

LES PRODUITS BRUTS DE LA SOIRÉE THÉATRE

(vente de chocolats, boissons, restauration et livres…) et quelques activités accessoires hors soirée (cartes postales, livres…) = 1 850,68 €

 

DÉPENSES

total = 8 651,26 €

Achats (boissons, gâteaux, acteurs et musiciens …) pour la soirée théâtre = 2 834,93 €
Frais de bureau (photocopies, timbres,…) = 1 663,83 €
Assurance RC (en augmentation de 5,9 %) = 152,50 €
Don roseraie pour Obernai = 4 000,00 €
Au total : L’exercice 2012/2013 connaît un solde négatif de 978,58 €

 

Il n’y a pas de PASSIF et pas de CREANCE en cours.


Tous les membres sont bénévoles. Aucun salaire, honoraire ou intéressement ne sont distribués.

 

ACTIF et stock

100 cartes postales – 15 tee-shirts – 30 étoles - 2 panneaux – 3 tentes – 2 phares
Notre compte courant bancaire du Crédit Mutuel au 1er novembre 2013 est créditeur de 8 098,99 €.

 

Pour cet exercice :
On retiendra au crédit :   
La stabilité de nos membres cotisants et donateurs dont nous saluons l’engagement et la générosité.
Une subvention exceptionnelle de 2000 € de la Fondation Passions Alsace.


On retiendra en déficit :
Notre don de 4 000 € offert à la ville d’Obernai pour la roseraie. Mais cela est la raison d’être de notre association dont nous pouvons être fiers.

Un solde net déficitaire de la soirée d’été de 884,25 € malgré une forte fréquentation mais où notre nouvelle formule de repas n’a pas pu suivre la demande.


Notre trésorerie reste néanmoins saine et nous devons pouvoir poursuivre en 2014 notre action pour le Domaine.


Tous les documents comptables sont à la disposition des membres qui en feraient la demande au bureau.


Les comptes ont été approuvés et quitus a été donné au trésorier à l'unanimité par l’Assemblée générale.