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Léon HORNECKER (1864-1924)

Artiste-peintre, portraitiste

Né à Strasbourg le 13 juin 1864 et décédé à Paris le 8 janvier 1924. L’artiste est enterré au cimetière du Neuhof.

Son père, Antoine, est serrurier. Sa mère, Thérèse BRUDY, tient une auberge à la Ganzau, aux portes de Strasbourg. Sa première femme, Louise Caroline KRATZEISEN, dite Lina, est fille de boulanger. Il l’épouse le 25 juin 1899. L’artiste divorce en 1908 et se remarie avec Anne Mathilde HANSELMANN le 6 octobre 1917 à Paris. C’est sans doute elle qui lui prête son visage dans les allégories de l’Alsace et de la Lorraine.

Élève du professeur Ed. WEISSANDT, il travaille dans l’atelier de vitraux des frères OTT.

En 1883, grâce à une bourse d’études de la municipalité, il va suivre les cours des professeurs GYSIS et LOEFFTZ à Munich. Il en profite pour courir les musées et s’imprègne du style des Hollandais, Franz HALS et Petrus Paulus RUBENS. Dans la capitale bavaroise, il fait la connaissance de Josef SATTLER avec lequel il se lie d’amitié. Les deux artistes se retrouvent en cours à l’Akademie der Bildenden Künste.

Léon HORNECKER voyage en Hollande et se rend à Paris. Il rentre à Strasbourg en 1891 où il devient professeur à l’Ecole des Arts Décoratifs d’Anton SEDER mais il n’y reste que six mois. Avec Josef SATTLER qu’il retrouve à Strasbourg, il fait partie du Cercle de Saint-Léonard dés son début et participe aux réunions du Kunschthaafe d’Auguste MICHEL à Schiltigheim.

Il est aussi membre de la Société des Artistes de Saint-Nicolas. Il expose à la Société des Amis des Arts, au Salon des Artistes Strasbourgeois en 1897 et 1903, au Salon Grombach et Salon Bader-Notin, à Strasbourg, Mulhouse, Nancy et à Berlin.

Il part à Paris en 1908, où il expose au salon des Artistes Français (il obtient une mention honorable pour le portrait de sa mère en 1894 déjà). Il termine Président du Salon d’Hiver.

Léon HORNECKER. s’affirme comme portraitiste mondain et connaît le succès. Son sens de l’observation et son souci de l’exactitude le classent parmi « les maîtres de l’art probe » (Hubert GILLOT, 1924).

Il réalise aussi de grands pastels, des paysages et quelques peintures de genre : « Il s’efforça comme Corot de peindre la limpidité des cieux, la transparence de l’air » (Roland et Anne-Marie HOLWECK dans « l’Alsace vue par les Illustrateurs » 1982)

Ses fils se nomment Léon-Robert et Adrien. Ce dernier suit les cours du sculpteur BOURDELLE où il manifeste quelque talent. Cependant le jeune HORNECKER connaît des problèmes de santé qui compromettent sa carrière. Il se réoriente alors vers le pastel mais souffre de la comparaison avec son père.